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    Le répit de musiciens ukrainiens le temps d’une tournée française

    À l’occasion d’une tournée en France, un petit groupe de musiciens fait résonner ses voix et les cordes de ses instruments pour promouvoir la culture ukrainienne. Alors que cette dernière est plus que jamais menacée.

    Dans la moiteur de ce début du mois d’août, d’harmonieuses voix résonnent dans l’église Notre-Dame du perpétuel secours de Valras-Plage, au sud de l’Hérault. Elles se mêlent gracieusement aux instruments à cordes : un violon alto et cinq bandores – grand instrument à cordes pincées -.

    La première chanson achevée, Dmytro Hubyak prend la parole. S’excusant de ne pas très bien maîtriser le français, il remercie le public de s’être déplacé, avant de présenter les autres musiciennes et de lancer « nous sommes les cordes et les voix magiques d’Ukraine ».

    Créé en 2012 par Hubyak, professeur de bandore, le groupe part régulièrement en tournée en France et dans le monde. Cette année avec la guerre, les choses sont bien sûr différentes, les chants devenant volontiers des armes de résistance. Un hommage à la culture ukrainienne.

    Une parenthèse dans un quotidien miné par la guerre

    Originaire de l’Ouest de l’Ukraine, le groupe ne se situe pas à proximité directe du vacarme des combats. Toutefois, ses membres vivent « dans la terreur qu’un jour tout s’effondre, et que les bombardements les atteignent », reprend leur agent, Gérard Sedru.

    Pour ce dernier, cette tournée européenne est capitale, tant elle constitue une parenthèse dans un quotidien miné par la guerre. « On s’efforce de mener une vie normale, mais c’est dur », soupire le musicien. Alors qu’en Ukraine, tous les hommes âgés de 18 à 60 ans sont considérés comme réservistes, Dmytro Hubyak a dû demander la permission à l’ambassade d’Ukraine pour se rendre en France. Il doit y rentrer le lendemain de sa dernière date.

    Dès que les bandores s’arrêtent, les applaudissements, enthousiastes s’enchaînent. La musique portée par Dmytro Hubyak empreinte à plusieurs genres : des chansons traditionnelles à la variété française, en passant par le jazz.

    Du soutien français

    L’hommage à la culture ukrainienne s’exprime aussi dans le choix des tenues : couronnes tissées, jupes longues et pantalons colorés. « On change de costume pour la deuxième partie du spectacle », explique le musicien.

    Cette année particulièrement, le groupe observe combien le public français est réceptif à cette transmission culturelle. « Des drapeaux ukrainiens flottent à côté des drapeaux français sur le parvis des mairies, l’on ressent beaucoup de soutien et cela nous bouleverse », sourit doucement Dmytro Hubyak. Le combat s’affiche jusqu’au flyer du spectacle, où il est écrit sous le drapeau bleu et jaune, « soutenons l’Ukraine et son peuple courageux ».

    Le dernier concert de la troupe a eu lieu à Lisieux, en Normandie, le 21 août. Tous ont ensuite regagné l’Ukraine, dans l’espoir de repartir bientôt sur les routes.

    Photo à la Une : Trois musiciennes jouant du bandore. Crédit photo : Gérard Sedru.

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