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    [ Cinéma ] « Lèv la tèt dann fénwar » : voyager vers le père

    Érika Etangsalé n’a pas vécu l’exil. Pourtant, depuis toujours, elle ressent qu’une part essentielle d’elle ne vient pas de l'Hexagone. C’est à la Réunion, que son père a été forcé de quitter, qu’elle comprend ce qui lui avait manqué. Ce « retour à la source » lui permet enfin d’échanger avec lui. Une transmission que l’on suit dans le très joli premier film de la cinéaste « Lèv la tèt dann fénwar » (« Quand la nuit se soulève »).

    Les yeux plissés, affaissée sur sa chaise, Érika Etangsalé est heureuse de parler de son art, sans parvenir à l’expliquer tout à fait. Elle a toujours été plus douée pour montrer les choses. « Quand j’étudiais le cinéma, il fallait que j’aille tourner les premières images pour que les personnes comprennent réellement ma vision », sourit-elle. Après avoir présenté son film « Lèv la tèt dann fénwar » (« Quand la nuit se soulève ») au festival de cinéma de Douarnenez (Finistère), la cinéaste se confie sur son parcours et ce lien qu’elle garde avec son île d’origine, la Réunion. Cette difficulté à s’exprimer est sans doute liée à celle de son père, qui n’a jamais évoqué son enfance à la Réunion. « J’ai été victime de racisme en grandissant, je me suis ainsi définis comme d’origine réunionnaise, sans rien connaître de cette Île », reprend-elle. Elle le dit elle-même : sa mère est française et son...

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