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    Plainte déposée après le naufrage dans la Manche : trois questions à Utopia 56

    « Homicide involontaire et omission de porter secours ». Pointant leur « responsabilité » dans le naufrage qui a fait 27 morts dans la Manche fin novembre, l'association d’aide aux exilés Utopia 56 a porté plainte ce 20 décembre contre les autorités française et anglaise. Nikolaï Posner, coordinateur de la communication de l'association, détaille les raisons de cette plainte et plaide pour un accueil plus digne des personnes.

    Justine Segui. Illustration: Mémorial des victimes du naufrage dans la manche. Crédit : Christophe Michel. Après la mort de 27 exilés au large de la Calaisie le 24 novembre dernier, une enquête avait déjà été ouverte pour «homicides involontaires», «blessures involontaires» et «mise en danger d’autrui», à l’encontre des passeurs, à l’origine des trafics illégaux de personnes. Avec cette plainte auprès de la procureure du Tribunal judiciaire de Paris, Utopia 56 met aujourd'hui en cause le préfet maritime de la Manche et de la Mer du Nord, le directeur du Cross Gris Nez (sauveteurs en mer dans la région de Boulogne-sur-Mer, 62), la directrice de Her Majesty’s Coastguards (garde-côtes britannique), « ainsi que contre tout autre auteur, co-auteur ou complice que l’enquête viendrait à déterminer », écrit l’association dans un communiqué. Guiti News : Les drames aux frontières se succèdent. Pourquoi avoir déposé plainte après le naufrage dans la Manche ? Nikolaï Posner : L’enquête qui a été déposée au parquet de Paris est principalement orientée sur le rôle des passeurs. Elle ne prend pas assez en compte d’autres évènements importants qui se sont déroulés cette nuit-là. Plusieurs raisons ont poussé au dépôt de plainte. Les témoignages des deux personnes rescapées d'abord. Ces dernières ont mis en évidence que les garde-côtes français leur ont dit de contacter le Royaume- Uni et inversement. Nous avons pris contact avec les familles des victimes en Irak et en Iran et leur réponse corroborent les dires des survivants. À cela s’ajoute le témoignage d’une personne en mer quatre jours avant le naufrage. Cette dernière a contacté le numéro d’urgence d’Utopia 56, nous expliquant que l'appel à l'aide s'était soldé des mêmes réponses. À la frontière, l'on sait très bien que le manque de volonté politique et de reconnaissances des droits humains sont constants. Nos responsables politiques...

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