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Les coups de coeur culture de l’été de la rédaction

Réfléchir, rêver, rire. La rédaction de Guiti News vous propose sa sélection culturelle de l’été de films, de livres et de documentaires. Piochez à l’envi dans ces classiques, ces pépites ou ces nouveautés.

Texte : La rédaction / Photomontage


Le choix d’Abdallah : la plateforme « Hors-série »

En ce moment, je suis beaucoup la plateforme “Hors-série”, qui propose des entretiens filmés. Elle fourmille de programmes variés, très intéressants, qui questionnent notre société contemporaine : du libre-échange, en passant par une incursion sociologique avec les transclasses, “ces immigrés de l’intérieur” et même la musique.

L’émission qui m’a le plus plu Celui qui m’a le plus plu, c’est celle sur l’anticapitalisme. J’ai aimé l’approche didactique, très grand public, qui explique les rouages de l’anti-capitalisme, même à ceux qui en sont assez éloignés.

Le choix d’Adam : « Les méfaits du tabac », d’Anton Tchekhov

Ces dernier temps, j’ai lu le petit livre de Tchekhov, Les méfaits du tabac. C’est top comme livre ! Je l’ai aimé pour deux raisons. D’abord, quand il parle de son exil : il quitte la Russie pour aller en Allemagne en 1904. Souffrant, il rejoint la station thermale de Badenweiler. Mort à 44 ans, il a dit que le monde n’appartenait à personne. Où tu vas, tu auras ta place, sauf tu es un homme con. Je trouve cela juste.

Ensuite, je trouve que son livre est bien écrit! C’est vrai, ça été un peu dur pour moi, parce que c’est un rédigé dans un vieux français, assez classique, que l’on n’utilise pas dans la vie quotidienne. Mais je me suis amusé en le lisant, moi qui fais de la scène, j’ai apprécié sa théâtralité !

Le choix d’Alix : « Open Bar » (tome 2), de Fabcaro

Mon coup de cœur de l’été, c’est le second volet de la BD Open Bar de Fabcaro. L’auteur reprend des scènes du quotidien et des sujets actuels controversés pour les remanier avec un ton burlesque et décalé. Fab parle de tout : de l’intimité avec un dîner au restaurant ou une scène dans un lit, de la politique avec une conversation délirante entre vieux réac fachos ou encore de l’éducation avec une prof’ qui raconte une drôle d’histoire pas du tout adaptée à une classe de maternelle…

On s’identifie si facilement qu’on ne peut s’empêcher d’exploser de rire et, par la même occasion, de prendre du recul sur nous-mêmes. D’habitude, je ne suis pas vraiment de l’école « on peut rire de tout », mais la force de Fabcaro, à mon sens, c’est de renouveler l’humour pesant que l’on connaît, celui qui incite à la haine et nostalgique des années 80, pour en fabriquer un subtile et libérateur. Chef-d’oeuvre !

Le choix de Cécile : « Aya de Yopougon », (tome 1), de Marguerite Abouet et Clément Oubrerie

“Aya de Yopougon” est une bande dessinée incontournable pour toutes celles et ceux qui souhaitent, cet été, s’évader en suivant les aventures d’une jeune femme bien décidée à ne pas se laisser dicter sa vie. Située à Yopougon, quartier populaire d’Abidjan, la BD suit avec beaucoup d’humour et de tendresse les aventures d’Aya et de ses amies, entre histoires adolescentes au sein du village, questionnements sur l’avenir et désirs d’émancipation.

Bien que située dans les années 1970, cette bande dessinée trouve aujourd’hui un écho particulièrement actuel face aux revendications féministes contemporaines. À lire, pour le plaisir des mots et des yeux !

Le choix de Firas : le film « LA Originals »

Certains ne lâchent jamais leur appareil photo. Quand vous aimez le travail d’un photographe, vous êtes en général attiré par l’histoire de ses images et les messages qu’elles portent. Les images sont le reflet d’une société entière, d’un peuple, de sa culture. C’est la démarche d’Estevan Oriol, photographe et réalisateur américain, basé à Los Angeles depuis son enfance qui expose au monde la vie de L.A depuis ses quartiers.

Son regard mélange l’art et la violence à partir de différents types de photos qui permettent de s’immerger dans la vie quotidienne sur place. Celle des rappeurs, des stars sur lesquels il travaille depuis les années 1980, dans l’idée de mettre en avant sa culture « Chicano », accompagné de son meilleur ami Mister Cartoon, artiste tatoueur de l’équipe.

Le documentaire est disponible sur Netflix

Le choix de Louise : « Tu préfères », une série de Romane Guéret et Lise Akoka

Cette mini-série diffusée par Arte radio et Konbini se compose de dix épisodes de huit minutes. Shaï, Djeneba, Aladi et Ismaël sont des amis d’enfance. Sur le toit des tours de leur quartier à Paris, autour d’une chicha les « Tu préfères… » fusent et animent les conversations.

Les quatre adolescents se posent des questions d’ordre éthique (“Tu préfères rendre l’argent ou créer plus de bonheur sur cette Terre ?“) et d’autres plus futiles, sujettes à des délires en tout genre. Les deux réalisatrices Romane Guéret et Lise Akoka dépeignent avec brio, à travers leurs protagonistes, ces moments de vie et de construction de soi propre à l’adolescence.

Le choix de Maia : « Les trois quart du temps », de Benoîte Groult

J’ai trouvé ce livre en haut d’une étagère chez ma grand-mère. Il y en avait un deuxième exemplaire : ma mère l’a emprunté pour le lire, elle aussi. Cela tombe bien : l’histoire du roman “Les trois quart du temps” de Benoîte Groult se déroule sur trois générations de femmes. Au travers de la vie de Louise, l’écrivaine brosse un tableau de l’évolution des droits des femmes à disposer de leur corps, et de leur existence, au 20ème siècle.

Alternant entre émotion, critique sociale et auto-dérision, ce roman paru en 1983 parle d’amour et de luttes intimes. En créant un sentiment de complicité, il nous est donné comme un héritage, un geste de sororité, une invitation à continuer le combat.

Le choix de Mana : «Environnement hostile – comment les immigrants sont devenus des boucs émissaires», de Maya Goodfellow

Le livre “Environnement hostile – comment les immigrants sont devenus des boucs émissaires” de Maya Goodfellow est une significative critique d’archives, ainsi que la collecte d’entretiens qui détaillent le passé colonial de la Grande-Bretagne et l’histoire de l’immigration. L’autrice, de manière détaillée, déconstruit le rôle de la Grande-Bretagne comme puissance du Commonwealth et sa politique d’immigration, qu’elle prouve comme indéniablement liée à la recherche de la pureté raciale.

Cet ouvrage délivre des savoirs dont nous connaissions l’existence, mais dont les preuves et les sources manquaient. Il éclaire et réaffirme les causes de l’attitude actuelle et toxique de la Grande-Bretagne envers les réfugiés et les migrants, et montre que le scandale Windrush n’était pas une déviance par rapport à la norme ; mais bien une mesure attendue et calculée née de la longue et profonde histoire de la suprématie blanche en Grande Bretagne. Il est écrit avec courage, éloquence et avec une incroyable attention aux détails. C’est une lecture incontournable pour tous.

Le choix de Manon : « Tout le bleu du ciel », de Mélissa Da Costa

Émile, jeune homme de 26 ans condamné par un Alzheimer précoce, décide de passer la fin de sa vie à parcourir les routes de France en compagnie de Joanne, une jeune fille énigmatique rencontrée le jour du départ. Ce livre aux personnages très attachants est une belle occasion de partir à la découverte des Pyrénées et de leurs villages authentiques à travers l’histoire touchante d’Émile et Joanne, que tout semble opposer. Une bonne dose de légèreté pour l’été !

Le choix de Melis : « Le casse du siècle», d’Adam McKay

“Le casse du siècle” (“The big short”) est une comédie noire, qui s’intéresse à la crise financière de 2008 et au massif effondrement économique qui a suivi. Le film suit une équipe de traders et d’analystes financiers lors d’événements, qui ont conduit au krach du marché immobilier de 2007. “Le casse du siècle” est finalement assez effrayant, à l’aune des défis similaires que nous rencontrons aujourd’hui.

Le film est disponible sur Netflix

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