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Symbole de l’engagement citoyen, Cédric Herrou a été relaxé

Au nom du « principe de fraternité », Cédric Herrou, un militant accusé d’être venu en aide à des migrants en 2016, a été relaxé ce mercredi 13 mai par la cour d’appel de Lyon. Une victoire pour cet agriculteur de la vallée de la Roya, devenu un symbole de l’engagement citoyen auprès des migrants.

La rédaction.

Cédric Herrou a été « renvoyé de toutes les poursuites » à son encontre ce 13 mai par la cour d’appel de Lyon. Un arrêt qui met un terme au feuilleton judiciaire qui avait débuté il y a près de trois ans. En août 2017, l’agriculteur de la vallée de la Roya avait été condamné à quatre mois de prison avec sursis par la cour d’appel d’Aix-en-Provence, pour avoir « facilité la circulation et le séjour » de migrants.

Engagé dans l’aide aux migrants, il avait porté assistance à 200 personnes, principalement érythréennes et soudanaises, en les amenant de la frontière franco-italienne jusqu’à son domicile, où il avait organisé un camp d’accueil.

« Pourquoi s’acharner sur quelqu’un qui n’a fait qu’aider ? »

Après cette condamnation, Cédric Herrou avait alors saisi le Conseil constitutionnel. En juillet 2018, les “Sages” avaient estimé « qu’une aide désintéressée aux migrants, qu’elle soit individuelle ou ‘militante’ et organisée, ne doit pas être poursuivie ». Et ce, au nom de « la liberté d’aider autrui, dans un but humanitaire, sans considération de la régularité de son séjour sur le territoire national ».

La Cour de cassation avait donc retenu ce « principe de fraternité » et annulé en décembre 2018 la condamnation de Cédric Herrou. Il revenait à la cour d’appel de Lyon de trancher l’affaire : elle a finalement relaxé le militant.

Cédric Herrou a également été dispensé de sa peine pour avoir occupé un camp de vacances désaffecté de la SNCF, où il avait abrité une cinquantaine de migrants. « C’est le triomphe de la raison et du droit, a réagi Sabrina Goldman, une des conseils du prévenu, contactée par l’AFP. Pourquoi s’acharner sur quelqu’un qui n’a fait qu’aider ? Comment considérer ce qu’il a fait autrement qu’une action humanitaire ? »

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