Décryptage : les recherches Google les plus fréquentes sur les réfugiés

Les réfugiés sont-ils des migrants ? Pourquoi ne peuvent-ils pas travailler ? Ces questions sont fréquemment posées sur les moteurs de recherche. Guiti News démêle le vrai du faux.

Melis Van Gogh et Adèle Trouvé


Les réfugiés ne sont pas des migrants

Réfugiés, migrants. Ces deux termes sont souvent confondus, mais il est important de les différencier. Ils n’ont pas le même sens juridique. Bien qu’aucune définition ne fasse consensus à l’international, les migrants sont des personnes qui décident de vivre dans un autre pays. Les raisons sont diverses : travail, études, pauvreté. Ils ne peuvent pas avoir le statut de réfugié. Pourtant, retourner dans leur pays d’origine n’est pas sans risques pour certains d’entre eux.

Les réfugiés, quant à eux, sont des personnes qui ont subi des pressions pour quitter leur pays en raison d’une guerre, d’une violence extrême ou de persécutions politiques. En droit international, il existe deux normes s’appliquant spécifiquement aux réfugiés: la Convention des Nations Unies de 1951 relative au statut des réfugiés (Convention de Genève) et le Protocole de 1967. Les réfugiés constituent une catégorie particulière qui a droit à une protection spécifique de la part de leur pays d’accueil.

Pourquoi les réfugiés quittent leur pays ?

La raison pour laquelle ces personnes fuient leur pays est souvent pour se protéger, eux et leur famille, des persécutions, de la guerre et de la pauvreté.  Il ne s’agit pas d’un phénomène nouveau. Les protestants ont fui les persécutions religieuses en France au XVIIe siècle. Depuis 2011, les Syriens fuient les bombes.

Les premières grandes crises de réfugiés du XXe siècle ont provoqué le déplacement d’environ 50 millions de personnes dans le monde pendant la Seconde Guerre mondiale. Historiquement, la plupart des réfugiés ont dû fuir à cause de la guerre. En 2010, le HCR a mis à jour ses directives afin d’inclure les réfugiés fuyant pour des raisons de sexe ou d’orientation sexuelle. 

Les membres de la communauté LGBTQI (Lesbienne, Gay, Bisexuel, Transgenre, Queer, Intersexe) sont souvent victimes d’assassinats, de torture, de détentions arbitraires et de violations de leurs droits. En 2017, la France est devenue la première nation à accueillir un réfugié tchétchène homosexuel, rescapé de la politique de “purge” de Ramzan Kadyrov.

Pourquoi les réfugiés ne sont-ils pas autorisés à travailler ? 

L’accès au marché du travail pour les réfugiés est compliqué. Une réalité bien loin du cliché qui voudrait que ces personnes viennent voler le travail des Français.

En vertu du droit français de l’immigration, les demandeurs d’asile sont tenus d’attendre au moins six mois après le dépôt de leur demande avant d’être légalement autorisés à travailler. Néanmoins, certains sans-papiers outrepassent cette règle pour pouvoir gagner leur vie. “Je fais ça parce qu’il faut bien que je mange” a expliqué l’un d’entre eux au New York Times. Les aides données par le gouvernement ne suffisent pas pour vivre correctement.

Les réfugiés reçoivent-ils plus d’argent que certains Français ?

Ils gagneraient mieux leur vie que certains ouvriers ou retraités français, selon les leaders politiques d’extrême-droite, comme Marine Le Pen. En réalité, les personnes qui ne demandent pas l’asile ne peuvent pas percevoir d’aides sociale.

Les demandeurs d’asile peuvent percevoir une allocation spécifique à leur situation : l’ADA. Son montant varie selon la situation familiale, allant de 90 euros par mois pour une personne seule, à environ 476 euros par mois pour un couple avec deux enfants. Ils bénéficient de cette aide uniquement pendant la durée nécessaire à l’OFPRA ou la Cour Nationale De l’Asile (CNDA) pour valider ou débouter la personne de sa demande.

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