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    Cannes 2026 : Cap sur l’exil

    Pour la 79ème fois, le festival de Cannes dévole au monde ce que le cinéma a de plus beau à offrir, à dire, à dénoncer. Cette année, l'exil fait partie des thèmes majeurs de la Grand Messe du cinéma.

    Du côté des des angles, des époques, des traitements et des formats, il y en aura pour tous les goûts! Dans « Fatherland » du polonais Pawel Pawlikowski, on retrouvera une Sandra Hüller au sommet de son art dans le rôle d’Erika, fille de Thomas Mann, lauréat du prix Nobel de littérature (campé par le non moins talentueux Hanns Zischler), tous deux retournent pour la première fois en Allemagne depuis la fin de la guerre après 16 ans d’exil aux Etats-Unis.
    Un grand écart plus loin, on retrouve la puissante Nesrin Erradi (« Everybody Loves Touda » et « Adam ») maintenant habituée au festival de Cannes dans « Les Fraises » (La Mas Dulce) de la réalisatrice marocaine Laila Marrakchi: une plongée au coeur des serres de agricoles en Espagne où l’exil économique se transforme en broyeuse de rêves pour les femmes.

    « Aqui » de Tiago Guedes


    « Congo Boy » du congolais Rafiki Fariala, retrace quant à lui, le parcours du réalisateur à Bangui, ville d’accueil depuis son enfance après avoir fui la guerre à Kivu, ville « mère poule » qui lui aura permis de vivre ses rêves malgré l’enfer d’un exil intracontinental. « Aqui » du portugais Tiago Guedes propose d’agrandir à la loupe les liens que l’on peut développer loin de chez soi et de sa famille, ou encore « Ceniza en la boca » du méxicain Diego Luna, où là encore, deux jeunes gens partent pour l’Espagne à la rencontre de leur mère émigrée huit ans plus tôt pour un avenir meilleur.

    Outre l’exil, le festival semble avoir sélectionné des œuvres touchant de près aux questions d’identité avec plus de 21 films en lice pour la queer palme cette année (un record).
    Dans le même temps, les violences faites aux femmes et aux enfants, sexuelles ou psychologiques, prend une place naturelle au sein des grands thèmes du festival, reflet d’une société qui se réveille peu à peu d’un trop long sommeil sur les souffrances qu’endurent les trois quarts de l’humanité, depuis que Sapiens existe.

    Guiti sera là chaque jour, à prendre le pouls du plus grand livre d’histoires animées au monde.

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