Zakaria Abdelkafi : portrait d’un journaliste exilé

Blessés, kidnappés, tués, ou simplement partis pour sauver leur peau : alors que la guerre fait rage, la Syrie se vide peu à peu de ses journalistes. Rencontre avec l’un d’eux, un photographe syrien, pigiste à l’AFP.

Mortaza Behboudi et Nina Gheddar


Zakaria Abdelkafi, photographe syrien correspondant de l’AFP à Alep de 2013 à 2015, a perdu son œil en septembre 2015, alors qu’il couvrait les affrontements entre l’Armée syrienne libre (ASL, rebelles alliés à Ankara) et les forces du régime. Plusieurs mois après sa blessure, il est arrivé en France, où on lui a implanté un œil artificiel. Aujourd’hui, loin du conflit, il peut enfin « réellement se concentrer sur son travail« , explique-t-il. « Et puis, un photographe n’a besoin que d’un œil. » Portrait.

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