Surpeuplé, insalubre, dangereux… Vivre dans le camp de Moria

« Vous voulez qu’on reste calme, alors que l’on vit dans des conditions de merde ?». Pour Joseph Kana*, un jeune congolais arrivé sur l’île de Lesbos en Grèce il y a quelque mois, le camp de Moria – le plus grand hotspot dans le l’Union européenne – marque le « début de l’enfer ». Insalubrité, insécurité, déshumanisation… il lance un cri d’alerte aux autorités et aux citoyens européens pour voir le « vrai visage de Moria ».

Mortaza BEHBOUDI et Sofia BELKACEM


Photo : deux mineurs dans le camp de Moria, en mai 2018. © Mortaza Behboudi,

C’est dans un Moria saturé que s’entassent plus de 13.000 personnes réfugiées, alors que le camp n’a la capacité d’en accueillir que 3.000. Le 29 septembre dernier, deux personnes sont mortes dans un incendie. Le résultat non pas d’un « accident » selon Médecins sans frontières, mais bien d’une politique. « Il est vraiment temps de mettre fin à l’accord UE-Turquie et à sa politique inhumaine et d’évacuer Moria qui est devenu un enfer », exhortait l’ONG fin septembre.

* Le nom a été changé.

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