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Douze personnalités appellent l’Europe à la responsabilité face à la « crise des réfugiés »

« Face au déferlement de la détresse, les gardes-frontières tirent à balles réelles, les garde-côtes assaillent les embarcations pour tenter de les faire couler, la population exaspérée s’en prend violemment aux réfugiés. » Dans une tribune publiée dans Le Monde, un collectif de personnalités appelle l’Europe à prendre ses responsabilités face à l’afflux de réfugiés à la frontière gréco-turque. Il demande notamment de réformer le « système de Dublin ».

La rédaction

« Dans une tragédie, […] il y a ceux qui assument leur rôle et ceux qui s’y refusent ». Face à la situation préoccupante sur les îles grecques et à la frontière gréco-turque, douze universitaires, juristes, politiques et membres d’associations dénoncent le discours de l’Europe sur la « crise migratoire » et l’exhortent à agir et accueillir les réfugiés.

Les signataires de la tribune préconisent d’« appliquer le droit » en matière d’asile et d’immigration. Ils déplorent la mauvaise, voire la non-application des règles communes établies selon les « valeurs européennes », respectueuses des individus et des sociétés.

Pour un système plus solidaire

Ils appellent par la même occasion à abandonner le « système de Dublin », qui fait subir toute la pression migratoire sur les « pays de première entrée » et ne respecte pas la volonté des demandeurs d’asile. Les signataires préconisent l’abandon de ce principe au profit d’un système plus solidaire, qui prendrait notamment en compte la capacité d’accueil des États européens.

Le collectif insiste aussi sur la nécessité d’une nouvelle politique migratoire. Il fustige l’inaction de l’Europe depuis l’accord signé avec la Turquie en mars 2016 et dénonce les « quatre ans perdus » qui auraient pu être utilisés pour « préparer une véritable politique migratoire européenne ».

Enfin, les douze signataires mettent en lumière l’importance d’une telle politique et le rôle majeur que doit jouer la société civile européenne dans ce processus. Pour eux, elle est une véritable « boussole » qui a le pouvoir de « dessiner des politiques migratoires fondées sur la solidarité et le respect de la dignité humaine », face aux discours politiques creux et aux « démissions nationales ».

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