Prison ferme requise contre les cadres de Génération identitaire pour des actions anti-migrants

Des membres de Génération identitaire avaient organisé en 2018 des actions contre les migrants à la frontière franco-italienne, dans les Hautes-Alpes.

La rédaction de Guiti News


Six mois de prison ferme et 75 000 euros d’amende. C’est ce qu’a requis le procureur de Gap à l’encontre des cadres de Génération identitaire. Ils comparaissaient le 11 juillet dernier devant le tribunal correctionnel pour des actions destinées « à créer dans l’esprit du public une confusion avec l’exercice d’une fonction publique ».

L’été dernier, les membres du mouvement d’extrême-droite avaient mis en place des opérations de blocage des migrants à la frontière franco-italienne dans les Hautes-Alpes. Une action de grande envergure. Les militants avaient réunis plusieurs milliers d’euros.

L’opération « Stop migrants » avait immédiatement fait scandale. Mais le parquet avait rencontré des difficultés pour qualifier le délit. Dans un premier temps, une enquête pour violences à l’encontre des migrants avait été ouverte. Une décision influencée par l’émoi de l’opinion publique.

Le procureur a également demandé à déchoir les cadres de Génération identitaire de leurs droits civiques pendant cinq ans. Le tribunal correctionnel de Gap rendra sa décision le 29 août.

Dans les Hautes-Alpes, la situation est particulièrement tendue pour les exilés et les associations qui les aident. Un militant avait été violemment agressé à son domicile en avril dernier. Il hébergeait quatre réfugiés.

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