Faire honneur à la « tradition humaniste » de la France : douze maires pressent l’Etat à agir pour les réfugiés

Les édiles de douze villes françaises ont adressé ce 24 avril une lettre au gouvernement pour dénoncer les conditions d’accueil réservées aux réfugiés.

La rédaction de Guiti News


De Paris à Grande-Synthe, en passant par Bordeaux et Grenoble, les conditions de vie des exilés inquiètent les municipalités. Anne Hidalgo et une dizaine d’autres maires demandent à l’Etat « des réponses concrètes » dans une lettre adressée ce mercredi 24 avril. Ils alertent sur des situations « de plus en plus intolérables ».

Les élus signataires déplorent un manque de moyens: « malgré les dispositifs mis en place par l’Etat et les efforts réalisés en matière de création de places d’hébergement, les besoins restent largement supérieurs à l’offre. » Ils souhaitent réfléchir à des solutions collectives avec le soutien des ministères de l’Intérieur et du Logement.

La lettre invite ainsi à faire honneur à « la tradition humaniste de notre pays » en prenant en charge tous les exilés, y compris les personnes déboutées de leur demande d’asile. « Garantir un hébergement digne relève de la responsabilité de l’Etat » rappellent les signataires.

Après la publication de ce texte, des élus de Grenoble, Metz et Saint-Denis se sont rendus aux côtés d’Anne Hidalgo à la Porte de la Chapelle. Ce quartier au nord de Paris est un triste symbole de la crise d’accueil des exilés, et la situation est devenue si critique dans ces camps improvisés, que l’édile de Paris s’y rend désormais chaque semaine.

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