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La police croate accusée d’avoir marqué à la peinture des réfugiés

Des demandeurs d’asile qui tentaient de traverser la frontière entre la Bosnie et la Croatie ont été marqués à la peinture sur le crâne par des policiers, d’après les révélations du Guardian. Le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a demandé une enquête.

La rédaction.

Les photos publiées par le Guardian laissent sans voix. Des demandeurs d’asile avec le crâne marqué d’une croix orange. Des policiers croates sont mis en cause pour avoir commis cette pratique dégradante, à la frontière avec la Bosnie, le 6 mai dernier.

L’ONG, No Name Kitchen (NNK), présente sur place, a sonné l’alerte. Dans les colonnes du quotidien anglais, un des ses membres, Jack Sapoch s’indigne : « C’est évident que ces agissements ont pour but d’humilier les réfugiés et migrants qui essaient de travers la frontière. » Avant d’ajouter que peindre ces croix pourrait être une façon d’identifier les demandeurs d’asile et de les traumatiser davantage.

Selon l’organisation, les policiers auraient également volé au groupe de réfugiés, qui tentait de traverser la frontière croate, leur téléphone portable, de l’argent et même leurs chaussures.

Le HCR s’est dit extrêmement préoccupé par la situation. Un enquête va être menée pour faire la lumière sur ces accusations de maltraitance. Malgré la crise sanitaire actuelle, les signalements de violences envers les demandeurs d’asile dans la zone continuent de remonter auprès de NNK.

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