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Rokia Traoré en grève de la faim après son arrestation à Paris

La chanteuse franco-malienne, arrêtée à Paris le 10 mars, a entamé une grève de la faim pour réclamer un procès équitable dans la cadre du litige qui l’oppose au père de sa fille.

La rédaction

Rokia Traoré, arrêtée à sa descente de l’avion à Paris le 10 mars, était sous le coup d’un mandat d’arrêt européen émis par la Belgique pour « enlèvement, séquestration et prise d’otage » de sa fille de cinq ans. La chanteuse a refusé de remettre l’enfant à son père belge, qui en a la garde exclusive, alors que celui-ci fait l’objet d’une plainte pour attouchements sexuels sur sa fille. La demande d’extradition de la Belgique devrait être examinée le 18 mars à Paris.

Incarcérée à la prison de Fleury-Mérogis, Rokia Traoré a entamé une grève de la faim pour attirer l’attention sur sa situation. Elle réclame un procès équitable pour défendre ses droits et ceux de sa fille, dénonçant la « partialité » des juges belges envers les enfants racisés, « trop souvent enlevés à leurs mères d’origine africaine lors d’un divorce ou d’une séparation ».

Vague de soutien

L’arrestation de la chanteuse a suscité une vague d’indignation et de soutien. Le hashtag #FreeRokia a été lancé sur les réseaux sociaux et le collectif des Mères veilleuses en Belgique a créé une pétition pour demander la levée du mandat européen. Il dénonce aussi le sexisme de la justice belge et ses « dysfonctionnements » vis-à-vis des mères seules, « dysfonctionnements […] d’autant plus discriminants quand la mère est d’origine hors UE, autrement dit « racisée » ». Près de 23 000 signatures ont été récoltées.

Les Femen ont apporté leur soutien à la chanteuse, tandis que le gouvernement malien a lui exprimé sa solidarité et affirme suivre la situation de près, espérant « un heureux dénouement ».

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