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Santé des personnes exilées : 61 associations tirent la sonnette d’alarme

A l’occasion de la journée mondiale des migrants, une soixantaine d’associations interpelle le gouvernement et plus particulièrement Agnès Buzyn, ministre de la Santé, sur les mesures d’accès aux soins pour les personnes exilées, présentées lors du comité interministériel sur l’immigration et l’intégration en novembre dernier.

La rédaction de Guiti News


« Un recul sans précédent pour les droits des étrangers·ères et la santé publique en France » . 61 associations, dont Médecins du Mondes et Aides, s’inquiètent des nouvelles mesures du gouvernement concernant l’accès aux soins des réfugiés. Parmi les annonces faites en novembre dernier par Edouard Philippe : la mise en place d’un délai de trois mois avant d’accéder à la sécurité sociale pour les demandeurs d’asile, l’obtention de l’Aide médicale d’État (AME) repoussée à trois mois pour les personnes sans papiers venues avec visa, ainsi que la restriction du temps de maintien des droits à l’assurance maladie pour les titulaires d’un titre de séjour temporaire.

« Inévitablement, cette réforme conduira à des renoncements et à des retards de soins pour des centaines de milliers de personnes, y compris pour plus de 800 000 personnes étrangers·ères en séjour légal. Privées d’accès aux soins préventifs et curatifs précoces, des personnes en situation de précarité consulteront aux urgences, ou attendront l’aggravation de leur état de santé » , dénoncent ainsi les signataires.

Les associations craignent une saturation des urgences et des centres de santé associatif. Selon elles, cela ajoutera une pression supplémentaire sur les soignants, déjà à bout de souffle.

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