Les immigrés d’Afrique du Nord ont nettement moins de chance d’être propriétaires

Discriminations, maîtrise de la langue ou niveau d’études. Les immigrés nord-africains sont deux fois moins propriétaires que les personnes nées en France. C’est le résultat d’une étude menée par deux universitaires, qui analyse les inégalités d’accès à la propriété dans l’Hexagone. Une tendance qui se confirme au fil des décennies.

La Rédaction


Difficile pour les immigrés nord-africains d’accéder à la propriété en France. Selon les travaux menés par Matthieu Solignac et Laurent Gobillon, ils n’étaient que 8% à être propriétaires en 1975 et à peine 20% en 1999. Concernant les Français natifs, la proportion de propriétaires était de 40% en 1975 et 50% à l’aube des années 2000. 

Les deux chercheurs ont choisi de se pencher sur cette période car les données sont plus complètes. Mais cette tendance se confirme avec les derniers chiffres de l’INSEE sur le sujet. En 2008, 25% des personnes originaires d’Afrique du Nord, âgés de 18 à 50 ans, possédaient un bien immobilier contre 55% des Français natifs. 

Parmi les facteurs qui expliquent ce fossé, l’universitaire Matthieu Solignac, interrogé par Le Monde Afrique, évoque la maîtrise de la langue française, le niveau d’études et les ressources financières. Les deux premiers rendent l’accès des immigrés au marché du travail plus difficile. Cela influe alors sur leurs revenus et leur pouvoir d’achat. Aussi, certains immigrés préfèrent devenir propriétaire dans leur pays d’origine plutôt qu’en France, selon le chercheur. 

Autre facteur : les discriminations subies par les immigrés. L’étude ne s’y est pas directement intéressée, mais Matthieu Solignac admet qu’il est “évident que ces obstacles nuisent à l’accumulation de richesse, étape pourtant nécessaire à l’achat d’un bien immobilier

 

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