Des associations interpellent le gouvernement après un nouveau démantèlement de campement de migrants

Plus de 200 migrants ont dû quitter, ce jeudi 27 juin, leur campement au nord de Paris. Une nouvelle évacuation qui désespère de nombreuses associations qui s’expriment à travers un manifeste.

La rédaction de Guiti News


Les évacuations de campements de migrants se répètent à Paris. Cette fois, c’est du côté de la porte d’Aubervilliers (19e arrondissement) que plus de 200 migrants ont été priés, ce 27 juin, d’évacuer plusieurs campements. L’opération était coordonnée par la préfecture de la région et l’association France terre d’asile.

Tout s’est déroulé dans le calme. Les hommes seuls devaient être dirigés vers des centres d’accueil et d’examen de la situation (CAES) d’Île-de-France. Quant aux familles, elles devaient être acheminées vers des centres d’accueil de jour. Ces quelque 200 migrants sont montés dans un des six bus affrétés par les autorités, mais au moins 200 autres personnes ont décidé de quitter leur campement de leur propre initiative ce jeudi matin, sans prendre place dans un des bus.

Des migrants qui remonteront bientôt leur campement, au même endroit, parfois le soir même. Ces évacuations à répétition fatiguent de nombreuses associations venant en aide aux migrants. Plus de 50 associations viennent d’ailleurs de publier un manifeste.

“Décourager l’asile”

Ces associations dénoncent « le manque de volonté politique et de moyens pour respecter le principe d’accueil inconditionnel » et « le durcissement actuel des conditions d’accès à l’hébergement et aux droits fondamentaux dont sont victimes les familles et les personnes qui demandent protection à la France ou qui fuient des conditions de vie inhumaines ».

« La dégradation des conditions d’accueil et d’accompagnement des personnes et des familles les plus vulnérables devient une méthode des autorités pour décourager la demande d’asile. […] Cette politique a pour conséquence de maintenir un cycle infernal aboutissant à plus de personnes à la rue », peut-on encore lire dans le manifeste.

Face à ces constats, les associations interpellent le gouvernement pour établir une liste de demandes : une protection et un hébergement d’urgence, immédiats et inconditionnels des personnes en errance, un accès rapide aux procédures de demande d’asile dans le respect des délais définis par les textes, l’accès aux conditions matérielles d’accueil, l’assurance d’une continuité de l’hébergement pour toutes les personnes sans domicile fixe, la garantie de conditions d’hygiène dignes, ou encore la protection des personnes vulnérables face aux réseaux de passeurs, de trafiquants et de traite des êtres humains.

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