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[PODCAST] : A-t-on le droit d’exprimer sa colère ?

« La France est “le pays des droits de l’homme. Liberté, égalité, fraternité. Mais, je ne suis pas libre ! Et il n’y a pas plus d’égalité. Ni de fraternité : nous ne sommes pas des frères. Je trouve que cette devise, pour les gens qui ne sont pas régularisés, n’est pas appliquée ». Alors, aurait-on le droit de se mettre en colère ? De dire sa révolte ? Ce documentaire sonore est une proposition de réponse, où des personnes à la recherche d’un refuge reviennent sur les obstacles et injustices auxquels elles font face. Que faire de ce sentiment ? Et, que nous permet-il de comprendre sur la façon dont la société française accueille ?

« A plus d’une voix », une série de podcasts réalisée par l’association Modus Operandi à Grenoble / Illustration : Mélina Vigneron.


Ce documentaire sonore s’inscrit dans la série “A plus d’une voix”, développée par l’association Modus Operandi. Il s’agit d’un atelier radiophonique qui prend place dans des cours de français au sein de l’association Accueil des demandeurs d’asile (ADA), qui accompagne des personnes en procédure d’asile à Grenoble (Rhône-Alpes). Les participant·es les plus avancé·es du cours se forment aux techniques de la prise de son et aux méthodes de l’interview pour aller à la rencontre de la société française et choisir les sujets qu’ils et elles souhaitent voir aborder.

Objectif ? « Favoriser une prise de parole en dehors du cadre contraignant de la procédure d’asile dans lequel celle-ci est non seulement soumise à des attentes, mais aussi mise en doute. Notre démarche cherche à sortir de la logique de relégation et d’essentialisation, qui établit une frontière symbolique et sociale entre « eux » – les étrangers marginalisés – et « nous » – les établis, ceux qui sont installés durablement en France », expliquent Séréna Naudin et Karine Gatelier, coordinatrices de Modus Operandi.

Et de conclure : « Cet atelier se veut être un espace de parole protégé pour sortir des relations de dominations au coeur notre société et faire émerger la prise de parole comme moyen d’être reconnu comme sujet politique ».

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